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L’invention de l’agriculture
se fit à la fin de la dernière ère glacière, il y a environ 10 000 ans
: ce fut la révolution de l’âge néolithique, 3 millions d’années
après le premier homme sur la Terre et 100 000 ans après le premier Homo
sapiens.
Les premières
céréales cultivées furent des espèces sauvages de froment (triticum)
et d’orge (hodeum). Ces espèces présentaient une très grande
variabilité génétique, qui fut réduite par l’auto-pollinisation dans
les champs, puis par la sélection des espèces par l’homme.
Les Romains
(et peut-être d’autres avant eux) privilégièrent les espèces
qui avaient de meilleures capacités à s’agglutiner pour constituer
une pâte à pain, qualité liée à la présence de gluten. L’agriculture,
si elle permit la sédentarisation de l’humanité, eut un prix
à payer : l’apparition d’une
nouvelle maladie, l’intolérance
au gluten, ou
maladie cœliaque.
La première
description de cette pathologie date de la seconde moitié du IIe
siècle après J.C., par Aretaeus de Cappadocia, dont les écrits furent
traduits du grec et édités par Francis Adams, en 1856. |
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En 1888, Samuel
Gee reprend, après Francis Adams, la description de la maladie,
et parle déjà d’un traitement diététique, devant, en particulier,
ne contenir que de faibles quantités
d’aliments fabriqués à
base de farine.
Frédéric Still
remarque, au début du siècle, que les graisses sont bien mieux
tolérées par les enfants cœliaques que les hydrates de carbone,
et, en 1918, attire l’attention sur les effets
particulièrement délétères
du pain
chez le cœliaque.
En 1950, le pédiatre
hollandais Dicke montre dans sa thèse de doctorat que l’état
des enfants cœliaques s’améliore de façon spectaculaire par
l’exclusion de leur alimentation
de toutes les farines de
froment, de
seigle
et d’avoine, qui sont
substituées par les amidons de froment et de maïs, et les
farines de riz et de maïs.
Ce travail
est par la suite confirmé par Charlotte Anderson et al. qui
montre le caractère toxique
du gluten chez le
cœliaque. Par la suite, les
développements de l’endoscopie digestive permettront de préciser
la physiopathologie de la maladie.
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D’après « History of the Coeliac
Condition », par le Dr James S. Steward, West Middlesex University
Hospital, Isleworth, Middlesex (http://osiris.sunderland.ac.uk/~cs0rel/hist.htm)
et « From the Neolithic Revolution to the Gluten Intolerance
: Benefits and Problems Associated to the Cultivation of Wheat
», par Luigi Greco, D.C.H., M.Sc.(MCH), M.D., Service de Pédiatrie,
Université de Naples, le 30 juin 1995 (http://www.enabling.org/ia/celiac/cul-wht.html)
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